L'an dernier, j'ai eu l'occasion d'aller à Locronan, et je dois dire que cette ville de granit toute grise m'a fort impressionnée. Bien sûr, comme c'était l'été (même si ce jour-là le ciel aussi était gris), il y avait des touristes partout, à déambuler, parcourir les boutiques des artisans et apprécier les galettes accompagnées de bolées de cidre. Et, toujours bien sûr, j'étais touriste aussi...
J'ai admiré cette double église qui ferme la perspective de la longue rue du village. Je n'ai pas manqué de m'y recueillir quelques instants auprès de la dalle funéraire de saint Ronan et d'ajouter ma petite flamme vacillante à celles déjà disposées par d'autres mains pieuses.
En ressortant, j'ai embrassé du regard cette vaste place cernée de nobles édifices, la richesse qui a permis de les construire provenant de l'industrie de la toile à voile, vendue en son temps jusqu'aux Amériques...
Et puis, après un autre tour dans les rues adjacentes, entendre le son de la cornemuse dont jouait une altière musicienne, voilà le souvenir personnel que je garde de Locronan.
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Le grand oiseau là-bas
de son aile effleure
le monde invisible...