Budoc Druide


Inscrit le : 22 Fév 2006 Messages : 2031 Lec'hiadur/Localisation : Penmarc'h / Bruxelles
| Sujet: Re: Spéciale Budoc Ven 14 Mar - 15:00 | |
| Alors là ! Sire quel honneur et quel plaisir vous me faites ! J'en ai pour un moment à étudier tout ça. J'ai déjà remarqué que le site "cartolis", canot, page 3 contenait une erreur monumentale, notre Papa Poydenot a été répertorié à Douarnenez ! Je vais m'empresser d'essayer de rectifier ça. Gast !
Encore merci à vous !  _________________ Celui qui oublie ses racines, perd une part de son âme. |
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JORDI Lancelot


   Age : 55 Inscrit le : 13 Mar 2006 Messages : 609 Lec'hiadur/Localisation : NANTES (BRETAGNE / FRANCE)
| Sujet: Re: Spéciale Budoc Ven 28 Mar - 22:19 | |
| Seigneur Budoc, vous m'aviez caché cela...
Mais bon, le plaisir de vous retrouver en d'autres lieux n'en aura été que plus grand!
http://academia-celtica.niceboard.com/index.htm _________________ JORDI
"Je suis un homme libre et tu n'y peux rien!" |
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Budoc Druide


Inscrit le : 22 Fév 2006 Messages : 2031 Lec'hiadur/Localisation : Penmarc'h / Bruxelles
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Liloye Breton et Celte a jamais


Inscrit le : 11 Mai 2005 Messages : 2885 Lec'hiadur/Localisation : Hautes-Pyrénées /Côte d'armor
| Sujet: Re: Spéciale Budoc Sam 29 Mar - 13:03 | |
| j'adore ce site de notre ami Even !!
un érudit passionné , je suis en train d'apprendre le nom des fleurs et des animaux !!!! _________________ http://en-bretagne-c-est-berhed.over-blog.com/
http://assosbzhetcercles.cultureforum.net/index.forum |
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JORDI Lancelot


   Age : 55 Inscrit le : 13 Mar 2006 Messages : 609 Lec'hiadur/Localisation : NANTES (BRETAGNE / FRANCE)
| Sujet: Re: Spéciale Budoc Sam 29 Mar - 15:20 | |
| Quand on me parle d'Even, je pense, bien naturellement, à l'histoire du Chevalier Bran...
La légende du chevalier Bran
Souvenir d’un combat livré au 10ème siècle par Even le Grand aux hommes du Nord. L’illustre chef breton les força à la retraite, mais ils ne s’embarquèrent pas sans emmener des prisonniers, parmi lesquels le petit-fils du Comte Even, celui qu’on appelle Bran le corbeau, l’oiseau divin des celtes. Il ne reverra jamais les côtes de Bretagne. Le temps a passé ; à Kerlouan, sur le champ de bataille à Neiz-Vran, un grand chêne domine le rivage. Chaque année, en novembre, des oiseaux de mer se posent sur ses branches, des oiseaux au plumage noir et blanc, avec une tâche de sang au front. Au cœur de la nuit apparaît un jeune corbeau, bien fatigué, qui se repose en haut du chêne et dit « chantez pour moi, oiseaux de mon pays, vous qui n’êtes pas mort loin de la Bretagne ». Alors les oiseaux entonnent un chant si beau que la grande mer salée s’arrête de bouger et fait silence pour les écouter ! Voici la ballade qui compte sa mésaventure...
Bran ou le Prisonnier de Guerre
I
« Le chevalier BRAN a été blessé, car il s’est trouvé au combat de Kerlouan Au combat de Kerlouan au bord de la mer, a été blessé le petit-fils de Bran le Grand Malgré notre victoire, il a été fait prisonnier et emmené au-delà des mers. Au-delà des mers quand il arriva, enfermé dans une tour il pleura. Ma famille tressaille et pousse des cris, et je suis sur mon lit, hélas Je voudrais trouver un messager qui portât une lettre à ma mère. Le messager trouvé, le guerrier lui donna ses ordres : Prends un autre habit, Messager, l’habit d’un mendiant, par précaution Et emporte ma bague, ma bague d’or, qui te fera reconnaître. Quand tu seras arrivé dans mon pays, tu la montreras à Madame ma Mère Et si Madame ma Mère vient pour me racheter, Messager, tu déploieras un pavillon blanc ; Et si elle ne vient pas hélas … tu déploieras un pavillon noir.
II
Quand le messager arriva au pays de Léon, la dame était à souper. Elle était à table avec sa famille, les joueurs de harpe à leur poste. Bonjour à vous, Dame de ce château, voici l’anneau d’or de votre fils Bran ; Son anneau d’or et une lettre : il faut la lire, la lire vite. Joueurs de Harpe, cessez de jouer, j’ai un grand chagrin dans le cœur ; Cessez de jouer, joueurs de harpe, mon fils est prisonnier, et je n’en savais rien … Qu’on m’équipe un vaisseau ce soir, que je passe la mer demain.
III
Le lendemain, le seigneur Bran demandait de son lit : Sentinelle, Sentinelle, dites-moi ne voyez vous venir aucun navire ? Seigneur chevalier, je ne vois que la grande mer et que le ciel. Le seigneur Bran demanda encore à la sentinelle, à midi : Sentinelle, sentinelle, dites-moi, ne voyez vous venir aucun navire ? Seigneur chevalier, je ne vois que les oiseaux de mer qui volent. Le seigneur Bran demanda à la sentinelle le soir : Sentinelle, sentinelle, dites-moi, ne voyez vous venir aucun navire ? A ces mots, la sentinelle perfide, sourit d’un air méchant. Je vois au loin, bien loin un navire battu par les vents. Et que pavillon, dites vite … Est-il noir, est-il blanc ? Seigneur Chevalier, d’après ce que je vois, il est noir, je le jure par la rouge braise du feu … Quand le malheureux chevalier entendit ces paroles, il ne dit plus rien ; Il détourna son visage pâle et commença à trembler la fièvre.
IV
Or la Dame demandait aux gens de la ville en abordant : Qu’y-a-t-il de nouveau céans, que j’entends les cloches sonner ? Un vieillard répondit à la dame, quand il l’entendit : Un chevalier prisonnier, que nous avions ici, est mort cette nuit. Il avait à peine fini de parler, que la dame montait à la tour, En courant, en fondant en larmes, ses cheveux blancs épars ; Si bien que les gens de la ville étaient étonnés, très étonnés de la voir, De voir une dame étrangère mener un tel deuil par les rues, Si bien que chacun se demandait : Quelle est celle-ci et de quel pays ? La pauvre dame dit au portier, en arrivant au pied de la tour : Ouvre vite, ouvre-moi la porte … Mon fils, mon fils … que je le vois … Quand la grande porte fut ouverte, elle se jeta sur le corps de son fils. Elle le serra entre ses bras, et ne se releva plus.
V
Sur le champ de bataille, à Kerlouan, il y a un chêne qui domine le rivage, Il y a un chêne au lieu où les Saxons prirent la fuite devant la face d’Even le Grand. Sur ce chêne, quand brille la lune, chaque nuit, des oiseaux s’assemblent ; Des oiseaux de mer, au plumage blanc et noir, une petite tâche de sang au front. Avec eux, une vieille corneille grisonnante, avec elle un jeune corbeau. Ils sont bien las, tous deux, et leurs ailes sont mouillées ; Ils viennent de par delà les mers, de loin. Et les oiseaux chantent un chant si beau, que la grande mer fait silence. Ce chant-là, ils le chantent tous d’une voix, à l’exception de la corneille et du corbeau. Or le corbeau a dit : Chantez, petits oiseaux, chantez, chantez, petits oiseaux du pays vous n’êtes pas morts loin de la Bretagne. _________________ JORDI
"Je suis un homme libre et tu n'y peux rien!" |
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JANNA Chevalier


   Age : 54 Inscrit le : 14 Fév 2008 Messages : 430 Lec'hiadur/Localisation : cote d'armor/franche-comté
| Sujet: Re: Spéciale Budoc Sam 29 Mar - 22:30 | |
| | merci, pour cette belle histoire |
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